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Cap à l'Est : sable rose et eau turquoise...
Le littoral de Capesterre forme un palier à 50 mètres d'altitude qui traduit une étape dans l'émersion progressive des calcaires de l'île.
Sur les versants rocheux, se détachent des cactus-cierges et des frangipaniers de la mer, comme aux fleurs blanches parfumées, alors que des grottes marquent l'ancien niveau de la mer, comme aux Galeries ou au morne Rita.
Les Amérindiens, premiers habitants de l'île y ont tracé des pétroglyphes. Outre le manioc, ils plantaient du coton qui leur faisait désigner l'île comme " Aulinagan, Terre à Coton ". Encore cultivé il y a un demi-siècle, le coton était planté et égrené par les jeunes filles à marier pour la confection de leur matelas...
Quant aux pécheurs des Galets, ils utilisent toujours le pri-pri amérindien, radeau confectionné en bois-canon, pour naviguer entre les massifs coralliens du lagon.
Le puits du Pavillon est attribué au premier gouverneur, Jean de Boisseret de Téméricourt en 1665. Il permettait aux animaux de descendre par un plan incliné jusqu'au niveau de la nappe d'eau souterraine. Depuis, un forage utilisant l'énergie solaire a pris le relais, la poursuite du soulèvement de l'île a pour conséquence l'enfoncement de la nappe et une aridité marquée de cette région.
Le sentier de randonnée "Côte Est" longe la terrasse littorale des Galets qui se relève à l'approche de l'Anse Piton où passe La Barre de l'Ile. Cette cassure majeure limite la région des Bas au Nord et marque le passage brutal à un littoral de falaises culminant à 120 mètres.
Depuis le point de vue de la Pointe Cavalle, vous apercevez la marque du recul de la falaise de Saragot lors du grand séisme de février 1843. Le sentier de randonnée "Les falaises" offre des échappées spectaculaires avant de rejoindre la route de Caye-Plate et l'Anse du Coq.
Le plateau des Coqs qui domine cette anse de sable nichée dans les falaises, a été occupé par les Amérindiens pendant un millénaire et a constitué l'ultime village Caraïbe de l'île. Depuis, la croissance des coraux et la poursuite du soulèvement de l'île y limitent la baignade ou la plongée aux périodes de grand calme.
Jusqu'à Vieux-Fort l'altitude décroît régulièrement. Les anses deviennent plus amples et les plages alimentées en sable par l'érosion des falaises se développent. A Vieux-Fort, la plage borde des eaux cristallines qui côtoient un vaste plan d'eau douce idéal pour le canoë, contraste saisissant avec la mangrove, forêt amphibie que l'on découvre au détour du sentier de randonnée "Vieux-Fort".
Outre l'Anse-Canot qu'il aborde au travers de la forêt littorale, ce sentier constitue la meilleure approche de l'Anse la Frais avant les ruines de la batterie du Massacre... Nouveau contraste, entre la sérénité ambiante et une histoire mouvementée puisque ce dernier "massacre" est celui d'occupants anglais en 1794 alors que celui de Vieux-Fort concerne les premiers français en 1653.
L'Usine de Grande-Anse focalise l'activité de l'île pendant les 100 jours de récolte sucrière à partir de mars. Le sucre roux qu'elle produit est exporté en vrac à la Pointe de Folle-Anse.
Lors de la construction du quai en 1963 et de sa route d'accès dans la forêt domaniale, a été mis à jour un site amérindien d'une grande richesse. Les 450 hectares de mangrove, prairies inondables et forêt constituent désormais un biotope protégé.
L'habitation Roussel-Trianon renvoie aux mutations de la plantation coloniale : habitation, écurie, enclos à bestiaux, mares, abreuvoir, tout est en place…Mais le moulin, malgré son piédestal, a été détrôné par la machine à vapeur dans la vaste usine qui produisait du sucre raffiné, absorbée à son tour par sa voisine et rivale Grande Anse…
Sur le plateau, l'Habitation Pirogue a subi le même sort, son moulin a totalement disparu laissant place à la route nationale. Sa renommée n'est pas liée aux ruines de l'usine, mais sa mare devenue en 1849 La Mare au Punch.
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Un lieu idéal pour apprécier le coucher de soleil sur les Saintes est l'Habitation Murât, siège de l'écomusée . L'élégance du moulin, daté de 1814, atteste de la maîtrise des tailleurs de pierre de l'île.